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Lettre ouverte au comité directeur de la JSS PDF Imprimer Envoyer
Écrit par comité JSNE   
Lundi, 12 Octobre 2009 16:06

 Lettre ouverte au comité directeur de la JSS (Jeunesse Socialiste Suisse) suite à leur prise de position sur "le socialisme et la religion" diffusée dans les médias. Le texte remis en question est disponible ici : http://www.juso.ch/fr/node/570

 

Au Président et au Comité directeur de la Jeunesse Socialiste Suisse :

Chères camarades, chers camarades,

Réuni en séance extraordinaire hier soir, le Comité des Jeunes Socialistes Neuchâtelois (JSN) a pris connaissance avec stupeur et consternation du papier sur la religion que vous avez rédigé, et que vous voulez faire adopter par la prochaine Assemblée des délégués de la Jeunesse Socialiste Suisse (JSS) le 24 octobre prochain. La consternation est d’autant plus grande qu’une fois encore, la Présidence de la JSS envoie des communiqués de presse aux médias et répond à leurs interviews avant même que la discussion ait été entreprise de manière démocratique en Assemblée, laissant à penser que la position de la Présidence et du Comité de la JSS représente celle de tout-e jeune socialiste suisse alors que tel n’est absolument pas le cas. Les JSN condamnent très vivement les propos tenus dans les médias de dimanche et de lundi par Cédric Wermuth. De tels propos sont tout à fait déplacés et n’avaient pas lieu d’être : en informant ainsi les médias par des déclarations péremptoires, nous avons une fois de plus l’impression que la Présidence de la JSS cherchait à imposer dictatorialement sa vision des choses à toutes les sections JS de Suisse.

Mis à jour le Lundi, 12 Octobre 2009 16:16
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Programme 2009 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par comité JSNE   
Jeudi, 05 Mars 2009 08:55

 Programme politique des JSN – Plateforme 2009


FAMILLE ET SÉCURITÉ SOCIALE

Malgré l’amélioration de la qualité de vie et la prospérité d’une bonne partie de la population, l’écart entre les classes sociales s’accroît continuellement, et la situation des plus défavorisés ne cesse de s’aggraver. Ce qui est vrai à l’échelle tant mondiale que nationale l’est aussi au niveau de notre canton. Les JSN, préoccupés par cet état de faits, sont convaincus de la nécessité d’œuvrer pour plus de solidarité et plus d’équité entre les individus et entre les générations, afin de lutter contre la paupérisation, la stigmatisation voire même l’exclusion des plus faibles. Pour parvenir à réaliser cet objectif, les JSN souhaitent mettre en place des mesures de soutien particulières.

Soutien aux familles

En tant que cellule sociale fondamentale, la famille – tant traditionnelle que monoparentale – doit faire l’objet d’une attention toute particulière. Trop souvent, l’intérêt des familles a été ignoré par les politiques, oubliant ainsi par là-même d’où ils viennent. Or pour les JSN, il semble clair qu’aucune société ne peut fonctionner sainement si les familles vivent dans des situations difficiles. En donnant la possibilité aux familles d’évoluer dans les circonstances les plus favorables possibles, des effets positifs se feront sentir dans tous les autres domaines de la société. Les JSN souhaitent que des mesures soient prises à différents niveaux pour concilier au mieux la vie de famille, l’éducation des enfants et l’activité professionnelle des parents.

Ainsi, les JSN proposent en premier lieu une augmentation des allocations familiales inversement progressive au revenu imposable des parents ; ils suggèrent également une amélioration des moyens d’aide aux familles en difficulté, tant pratique que financière (subsides complémentaires pour payer certains frais engendrés par les enfants, augmentation de l’offre dans les crèches, mise à disposition d’assistant-e-s sociaux pour les familles).

Les JSN souhaitent également l’introduction d’horaires continus dans les écoles avec les structures adaptées à cet objectif, afin de permettre une organisation des parents qui soit plus conciliable avec leur vie professionnelle.

Enfin, les JSN s’engagent pour l’instauration d’une « allocation spéciale d’études » destinée aux familles à bas revenus (moins de 60'000 francs par an et selon le nombre d’enfants) pour leurs enfants qui entreprennent des études supérieures ou une formation particulièrement coûteuse. En effet, nous sommes d’avis que la situation financière d’une famille ne doit pas être une entrave à la formation et à la réussite des enfants (cf. thème « éducation-culture).

Plus de places de travail à temps partiel

A l’heure actuelle, bon nombre de familles doivent se résoudre à placer leurs enfants à la crèche ou faire appel à d’autres personnes pour les garder ; or dans certains cas, lorsque les deux parents doivent travailler pour pouvoir faire tourner leur ménage, une telle situation représente des coûts élevés et difficile à prendre en charge. Les JSN pensent qu’un tel problème vient principalement du fait de la grande rareté des places de travail à temps partiel (50% et moins). Or ils sont d’avis que la situation actuelle est très loin d’être satisfaisante et doit évoluer. Les JSN demandent dès lors que plus de places de travail à temps partiels soient créées, ou du moins que les entreprises soient encouragées à en créer (par l’octroi de certains avantages), tant pour les femmes que pour les hommes, afin de pouvoir mieux concilier une vie familiale parallèlement à une carrière professionnelle.

Suppression des effets de seuil

Pour les familles et personnes modestes au bénéfice de subsides de l’aide sociale, ou percevant simplement les allocations pour leurs enfants, le fait de gagner quelques dizaines de francs de plus par mois peut soudainement les faire changer de catégorie et faire disparaître d’un coup l’aide financière perçue auparavant, ou du moins la diminuer considérablement. C’est ce que l’on appelle les effets de seuil. La conséquence est au final dans bien des cas une nette diminution du niveau de vie, lorsque ce n’est pas plus dramatique. Mais surtout, étant conscient de ces problèmes, nombreux sont ceux qui décident soit de ne pas travailler (ou de travailler plus), soit carrément de travailler au noir, afin d’éviter de perdre d’un coup une bonne partie de leurs ressources financières à cause de ces effets de seuil. Les JSN sont d’avis qu’un tel système n’est pas acceptable et doit être revu intégralement. Dans ce but, les barèmes actuels doivent être revus, les effets de seuils limés voire supprimés, pour qu’il soit possible à des individus en situation financière précaire de pouvoir augmenter leurs revenus en travaillant plus, sans pour autant perdre d’un coup les subsides et allocations qui leur permettent de maintenir un niveau de vie décent.

Plus de places d’apprentissage pour les jeunes (cf. thème « éducation-culture »)

Le nombre de jeunes cherchant une place d’apprentissage est plus important que le nombre de places d’apprentissages à disposition ; les entrepreneurs hésitent souvent à engager des apprenants par peur des coûts que cela représente. Pourtant, il est démontré qu’un apprenant coûte, à terme, moins cher qu’il ne rapporte à l’entreprise qui l’engage. Il est donc possible d’avoir des apprenants sans pour autant mettre en danger la pérennité du commerce ou de l’entreprise que l’on dirige. Les JSN proposent donc de rendre obligatoire l’engagement d’apprenants proportionnellement au nombre d’employés, pour les entreprises d’une certaine taille, et d’encourager les PME plus modestes à engager des apprenants, par l’octroi d’avantages fiscaux notamment. Cela permettra d’optimiser à la fois le nombre de place d’apprentissage à disposition et le rendement des entreprises concernées.

Salaire minimum

Enfin, il n’existe actuellement pas de convention collective de travail dans tous les domaines d’activité, notamment à cause du refus systématique de certains patrons d’aborder cette question. Pour pallier à ce problème qui permet à certains dirigeants d’entreprises de sous-payer leurs employés, les JSN considèrent qu’il est grand temps que l’Etat agisse là où le privé n’a pas su ou voulu le faire. Dès lors, les JSN proposent l’introduction d’un salaire minimum dans le canton par secteur, dans toutes les branches où aucune convention collective de travail n’aura été négociée entre les salariés et les patrons. Ce salaire minimum devra être fixé en fonction du minimum qu’il faut pour vivre de manière descente dans notre canton (au dessus du minimum vital). Afin d’éviter que le salaire minimal n’augmente par pallier après être resté stable pendant plusieurs années, l’augmentation de ce salaire devra être annuelle et indexée en fonction de l’augmentation du coût de la vie (inflation/IPC). Les conventions collectives actuellement en vigueur détermineront le salaire minimum de base pour la branche en question.

Positions

Les JSN :

▪ Souhaitent que les familles et les personnes en situation de faiblesse fassent l’objet de mesures de soutien particulières
▪ Proposent une augmentation des allocations familiales et l’instauration d’une allocation spéciale d’études
▪ Promeuvent un accroissement des places de travail à temps partiel afin de mieux conjuguer vie professionnelle et familiale
▪ S’engagent pour supprimer les effets de seuil et leurs conséquences néfastes
▪ Proposent d’obliger les entreprises d’une certaine taille à proposer des places d’apprentissage
▪ Oeuvrent pour l’introduction d’un salaire minimum dans le canton


ECONOMIE ET FINANCES

Depuis toujours, l'économie occupe une place prépondérante dans notre société. En cette époque tourmentée de crise financière et de récession naissante, il est primordial de s'intéresser à ce sujet resté bien trop longtemps tabou dans les partis de gauche. Nous avons choisi d’aborder ici quelques thèmes qui nous tiennent à cœur et qui doivent faire l’objet d’une attention toute particulière, de par leur importance.

Dès 2009, nous voulons aborder les thèmes exposés dans cette rubrique de manière à approfondir la dimension économique chez les JSN. En amenant de nouvelles idées concrètes et constructives, nous démontrerons la capacité de notre parti à trouver des solutions pertinentes aux problèmes économiques de notre société. Aucune raison ne justifie en effet qu’un domaine si important reste la chasse gardée des partis bourgeois, d’autant plus lorsque l’on constate les effets catastrophiques de leur politique néolibérale. Nous sommes ainsi convaincus que l’économie doit être abordée dans une optique d’intérêt général de la société plutôt que de recherche effrénée du profit individuel.

Dysfonctionnements du système financier

Ce thème est au centre de toutes les préoccupations et alimentera certainement les débats au cours des mois à venir. L'importance de la Suisse au sein du système financier international nous contraint à assumer un rôle dans la crise actuelle. Au vu de la situation critique d'UBS et, dans une moindre mesure, de celle du Crédit Suisse, il nous est indispensable de nous tenir informer des interventions de la Confédération et du contexte financier dans son ensemble. Il nous incombe également de mener une réflexion quant aux failles du système qui ont permis une pareille débâcle et aux points d'amélioration pour notre pays.

Nous trouvons tout à fait inadmissible que de grands patrons, portant une part importante de responsabilité dans cette situation, obtiennent des bonus totalement disproportionnés. Nous remettons également en cause le système de contrôle de l'Etat qui n'a pas suffisamment d'influence sur les multinationales et encore moins les moyens nécessaires au contrôle de celles-ci.

Chômage et emploi

A l'origine du combat social de notre parti, l'emploi est à nouveau en danger. Le chômage est reparti à la hausse et son ascension devrait être encore alimentée par la récession déjà amorcée.

Trouver des solutions à ce problème qui touche à l’heure actuelle 2.4% de la population active suisse (le SECO prévoit une hausse de 1% à court/moyen terme) et 3.2% des travailleurs de notre canton fait partie de nos projets centraux. Force est de constater que des améliorations en matière de prévention du chômage et de replacement des personnes sans emploi sont nécessaires. Il est également urgent de mettre en place des mesures pour améliorer l'adéquation entre l'offre et la demande en matière d'emploi afin d'éviter le chômage structurel.

Nous tenons donc à nous battre pour endiguer la hausse du chômage dans notre canton et pour améliorer l'aide aux personnes à la recherche d'un emploi.

Pouvoir d’achat

L'érosion du pouvoir d'achat ces dernières années, souvent liée à la non-indexation des salaires dans les entreprises privées, provoque de vives réactions auprès des employés. La pauvreté du travailleur n'est plus tolérable dans notre société! Nous revendiquons une justice salariale autant dans le secteur public que dans le privé. Il n'est pas acceptable que ce soit les plus petits salaires qui soient systématiquement péjorés. Nous nous concentrerons sur la recherche de solutions pour lutter contre la baisse du pouvoir d'achat et pour la mise en place d'une alternative à l'indexation dans le secteur privé.

Les JSN s'engagent à soutenir le rééquilibrage entre les working-poor et les working-rich!

Halte aux privatisations (CFF, Poste, électricité)

De nombreuses entreprises publiques suisses à l'excellente réputation ont été privatisées au cours des dernières années. Nous ne pouvons pas nous permettre de sacrifier un service de qualité et un réseau nécessaire aux communications interurbaines dans notre pays sur l'autel du profit. L'Angleterre et les USA ont démontré l'échec de telles politiques. Ces privatisations sont souvent synonymes de licenciements et de baisses de qualité.

Les excédents de revenus de la confédération cette année ce monte à 4.6 milliards de francs; les finances publiques permettent donc d'offrir un service de qualité à des prix abordables. Cette grande qualité contribue à l'image positive de la Suisse à l'étranger et favorise son économie (Swiss Made !).

Par conséquent, nous nous élevons contre les privatisations en masse d'entreprises nécessaires à l'excellence du service public suisse.

Positions

▪ Plus de contrôle envers les multinationales
▪ Bonus des patrons raisonnables et proportionnels aux résultats des entreprises
▪ Endiguement du chômage, incitation des employeurs à engager
▪ Indexation des salaires ou adaptation au coût de la vie
▪ Lutte contre la baisse du pouvoir d'achat
▪ Contre la baisse de qualité du service public dû à la privatisation
▪ Pour des services publics pécuniairement abordables par tout un chacun



ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

Dans un monde de plus en plus bouleversé par les effets du réchauffement climatique et de la raréfaction des ressources naturelles de base, l’importance de la question environnementale ne peut plus continuer à être négligée. Notre impact sur le climat et l’environnement constitue un enjeu primordial pour l’avenir de l’humanité. Face à cela, une prise de conscience collective est non seulement nécessaire, mais indispensable. Tant les pouvoirs publics que les particuliers doivent adopter un comportement responsable, qui passe par la prise en compte des impératifs environnementaux tant dans les domaines économiques que sociaux. A l’heure où le système néolibéral moderne vacille sur ses fondements, le temps est venu pour une évolution des mentalités et l’abandon de la logique perverse de la croissance irresponsable à tout prix, pour les résultats que nous connaissons aujourd’hui. Nous pouvons ainsi nous rendre compte qu’un développement durable de notre société sera bien plus profitable à tous que le consumérisme acharné, le gaspillage généralisé des ressources et la destruction progressive de notre milieu naturel, qui s’opèrent toujours au détriment des plus défavorisés. Au-delà des questions d’éthique et de valeurs, la mise en pratique des principes du développement durable représente une opportunité inespérée pour notre société, en particulier dans notre canton de Neuchâtel : la production d’énergie renouvelables, le développement de technologies novatrices, la construction de bâtiments énergétiquement autonomes ou encore l’extension d’un réseau de transports publics efficaces et bon marché sont garants d’une économie durable, prospère et fournissant de nombreux emplois.

Développement durable – un investissement dans l’Avenir

Les ressources d’aujourd’hui doivent être exploitées de manière à ce que les futures générations puissent en profiter dans la même mesure que nous-mêmes. Dans cette optique, les JSN proposent que les collectivités publiques appliquent strictement les principes du développement durable dans toute l’étendue de leurs compétences et prérogatives, notamment par l’adoption de normes de conduite précises pour les autorités, ou encore la création au niveau cantonal d’un département du développement durable chargé de coordonner l’action des communes et de l’Etat et de veiller à la bonne application de ces normes de conduite.

Soutien à l’engagement individuel

Les particuliers eux aussi doivent être encouragés à appliquer ces principes à leur propre niveau, que ce soit dans le choix de leur mode de consommation individuel (choix des produits, déplacements, déchets, électricité, eau), soit par des incitations telles que subventions ou déductions fiscales lorsque ces principes sont respectés, ou alors par des mesures coercitives telles que taxes augmentations fiscales lorsque ces principes sont ignorés. De la même manière, les particuliers doivent être encouragés à utiliser les transports publics, d’une part par une nette diminution des tarifs, actuellement beaucoup trop élevés, et d’autre part au moyen d’un accroissement de l’offre ainsi qu’une meilleure coordination avec le transport individuel. Cela comprend notamment le développement de parkings-relais avec desserte spéciale de transports publics en périphérie des centres urbains. Les jeunes adultes devraient aussi pouvoir acquérir des abonnements à des prix bien plus avantageux qu’actuellement, de manière à les accoutumer dès le début de leur vie à utiliser les transports publics.

Renforcement du principe du pollueur-payeur
 
Les JSN proposent de renforcer l’application du principe du pollueur-payeur, en récompensant honnêtement les citoyens faisant preuve d’un respect exemplaire envers les principes du développement durable et punissant plus sévèrement ceux qui persistent à les ignorer. Dans cette optique, les JSN plaident pour l’introduction dans le canton de Neuchâtel de mesures de subventions plus généreuses pour les particuliers développant la production d’énergies renouvelables, construisant, rénovant et assainissant des bâtiments en vue d’une consommation minimale d’énergie ou se déplaçant uniquement au moyen de transports publics ; parallèlement, les JSN proposent l’introduction de taxes pour l’élimination des déchets qui soit proportionnelle à la quantité produite, ainsi que d’une plus forte taxation fiscale des immeubles trop gourmants en énergie. Plus globalement, les JSN proposent que soit introduit tant au niveau fédéral que cantonal un nouveau mode de taxation fiscale, prenant en compte l’empreinte écologique des contribuables.

Vers une société à 2000 Watts

Au niveau des pouvoirs publics, des mesures doivent être entreprises pour faire diminuer notre dépendance au pétrole dans le canton. Dans cette optique, en premier lieu, notre consommation en électricité doit être contrôlée avec beaucoup plus d’attention. Cessons le gaspillage et employons les dernières innovations technologiques pour commencer par réduire notre consommation sans pour autant diminuer notre confort et notre qualité de vie. Cela commence par une optimisation de l’éclairage public en généralisant l’emploi de diodes à électro-luminescence, notamment ; cela comprend également des mesures restreignant l’illumination de bâtiments et d’enseignes privés ou publics de minuit à 6h00 du matin, ou encore l’obligation pour les administrations publiques de se fournir exclusivement en appareils répondant aux meilleurs indices d’utilisation d’énergie. Enfin, cela se traduit par la mise en oeuvre d’une « société à 2000 Watts » pour l’horizon 2020.

Une chance inespérée pour l’emploi

Depuis quelques années, l’avance scientifique de pays tels que l’Allemagne, l’Autriche ou encore le Danemark en matière d’énergies renouvelables ainsi que leur respect des principes du développement durable ont déjà permis la création de milliers d’emplois. De même, des régions ont ainsi pu devenir totalement autonomes en matière de production d’énergie, en se basant uniquement sur des ressources telles que le solaire, l’éolien, l’hydraulique, le géothermique, la biomasse ou encore le bois. A l’avenir, la production de telles ressources jouera un rôle fondamental dans l’économie mondiale. Aussi ne faut-il pas laisser passer le train en restant les bras croisés !

Neuchâtel, un canton de l’énergie

Le canton de Neuchâtel a un énorme potentiel et dispose d’un réservoir de compétences et de technologies peu connu du grand public. Le tout est de le mettre à profit et de le valoriser, en nous lançant les premiers dans le développement d’un concept que personne n’a encore jugé bon d’appliquer jusqu’à présent dans notre pays : faire de notre canton un canton de l’énergie, en créant un pôle pour les énergies renouvelables et en aidant les entreprises du secteur à venir s’établir et à se développer dans le canton de Neuchâtel. L’attribution de subventions cantonales dans le domaine de la recherche en la matière et la participation à divers projets pilotes permettra à moyen terme la création de très nombreuses places de travail dans le canton, et de disposer d’une technologie qui sera rapidement très recherchées dans de fort nombreux pays. Plutôt que d’aller acheter des éoliennes au Danemark et des panneaux solaires à l’Autriche, pourquoi ne pourrions-nous pas les produire nous-mêmes, et développer une telle industrie dans le canton ? Osons pour une fois rêver, et dotons-nous des moyens de nos ambitions, plutôt que de nous contenter de la simple ambition de nos moyens !

Positions

Les JSN :

▪ S’engagent pour une application stricte et sévère du principe du développement durable tant auprès des pouvoirs publics que des particuliers
▪ Souhaitent renforcer l’application du principe du pollueur-payeur par l’instauration d’un système de « bonus-malus » selon l’engagement environnemental de chacun (transports publics, déchets, etc.)
▪ Proposent d’accorder de nouvelles mesures de subventions pour les particuliers produisant individuellement des énergies renouvelables ou réduisant la consommation en énergie de leurs bâtiments
▪ S’engagent pour une modification du système fiscal prenant en compte l’empreinte écologique de chaque individu.
▪ Souhaitent utiliser les innovations technologiques pour réduire le gaspillage et la consommation d’énergie
▪ Proposent d’adopter le principe d’une « société neuchâteloise à 2000 Watts » pour l’horizon 2020.
▪ Oeuvrent pour l’adoption du concept : « Neuchâtel, canton de l’énergie » afin de créer des richesses, du savoir-faire et des emplois dans le canton par un nouveau développement industriel lié aux énergies renouvelables


SANTÉ ET ASSURANCES SOCIALES

La santé concerne tous les citoyens neuchâtelois, ne serait-ce que par le fait d’avoir à payer l’assurance de base. Avec l’introduction de la LAMal (Loi sur l’Assurance Maladie), les coûts n’ont cessé d’augmenter, à tel point qu’aujourd’hui la Suisse est le second pays où le système de santé est le plus cher (proportionnellement à sa population), juste derrière les Etats-Unis… Sachant que ce pays a l’un des systèmes de santé les plus injustes au monde (cinquante millions d’américains n’ont pas accès aux soins quand ils en ont besoin !), il est urgent de trouver des solutions pour améliorer la situation, notamment dans notre Canton ou les primes d’assurances sont parmi les plus chères du pays. Il faut coordonner différentes actions et pas uniquement se tenir à une idée précise, comme c’est le cas actuellement, pour obtenir des résultats concrets. Conscients de ce problème et préoccupés par ses conséquences possibles, les JSN considèrent qu’il est essentiel de revoir la politique actuelle en matière de santé.

Gestion des coûts

En 2005, la santé a coûté 53 milliards de Francs en Suisse ; dans le même temps, les assurances de base rapportaient environ 25 milliards de Francs. Même si les coûts totaux prennent aussi en compte les prestations des assurances complémentaires et la médecine dentaire (non inclus dans l’assurance de base), on doit constater qu’il y a un écart très important entre les dépenses et les rentrées d’argent pour la santé. Il est donc essentiel de prendre des mesures énergiques pour limiter fortement les frais occasionnés.

Parmi les solutions applicables au niveau cantonal ou fédéral, on peut citer : la possibilité de rendre obligatoire la prescription de médicaments génériques lorsque c’est réalisable ; le développement de stratégies préventives pour remplacer les stratégies d’intervention actuelles (exemple : investir dans les dépistages pour les cancers) ; l’extension des traitements ambulatoires ; la limitation de l’accès direct aux médecins spécialisés ; pour finir, le retour dans les hôpitaux psychiatriques des thérapies dites « par la parole » en lieu et place des thérapies dites « pharmacologiques ».

Les assurances de santé

Chaque année, depuis l’introduction de la LAMal en 1996, les coûts des assurances de santé n’ont pas arrêté d’augmenter. A cela, on peut trouver plusieurs raisons, notamment celle de l’augmentation des coûts de la santé en général. Mais il est aussi indéniable que les assureurs pratiquent une politique malhonnête, parfois même à la limite de la légalité. Pour preuve, dans le Canton de Neuchâtel, les réserves des assurances de santé sont à 140% de la limite légale imposée par la Confédération. Ainsi, les citoyens neuchâtelois paient artificiellement trop pour des motifs particulièrement obscurs. Dans d’autres Cantons, les réserves sont largement inférieures à la limite imposée par Berne et qu’il est prouvé que plus les réserves sont importantes, plus les citoyens paient cher.

La situation actuelle n’est plus acceptable ; l’Office fédéral de la santé publique a montré son incapacité à prendre des décisions indépendamment des assureurs. Il faut donc contraindre les assureurs à diminuer leurs réserves dans notre Canton en gelant l’augmentation du coût des assurances. Pour ce faire, nous considérons que la solution la plus appropriée est de donner au Canton la compétence de fixer les primes.

Prestations

A côté de l’augmentation des coûts de la santé, on remarque que le nombre de prestations de l’assurance de base et les prestations des assurances complémentaires n’ont fait que diminuer. Le but de cette manœuvre était, encore une fois, de freiner l’augmentation des coûts de la santé. Mais cela n’a eu strictement aucun effet. Il est donc évident que le nombre de prestations offertes n’a pas d’influence négative sur ce que devront payer les citoyens. Au contraire, il est même probable que l’intégration des médecines complémentaires dans l’assurance de base aurait pour conséquence une baisse des coûts, notamment parce que les professionnels de ces branches ont des demandes financières moindre que les médecins. Les Jeunes socialistes considèrent qu’il faut ouvrir les prestations de santé sur les médecins complémentaires (comme la médecine traditionnelle chinoise, l’Ayurveda tibétain, l’homéopathie, l’ostéopathie, l’acupuncture, la phytothérapie,…) lorsque celles-ci sont institutionnalisées et se basent sur une formation solide.

La santé pour tous

Si l’on s’attache à regarder attentivement les possibilités de contracter des assurances, on constate que notre système est plus juste pour certains que pour d’autres, et cela en contradiction avec la constitution suisse (articles 7, 8, 12). Ainsi, les personnes séropositives ou qui ont le sida n’ont pas accès aux prestations des assurances complémentaires ; les assureurs peuvent refuser une prestation complémentaire à une personne sous prétexte qu’elle a fait une dépression plusieurs années auparavant ; certains médicaments, pourtant obligatoires à la survie d’un petit nombre de patients, ne sont pas remboursés pour différentes raisons parfois irrationnelles. Ces cas dignes du moyen-âge ne sont pas acceptables dans un Etat de droit, il est donc urgent de contraindre les assureurs à respecter le droit à la santé pour tous.

Positions

▪ Les JSN prônent une mise en œuvre rapide de stratégies permettant la diminution des coûts de la santé dans le canton de Neuchâtel
▪ Nous pensons que l’accent au niveau cantonal doit notamment être porté sur les traitements ambulatoires et la prévention des maladies
▪ Nous estimons qu’il faut rapidement revenir aux thérapies « par la parole » pour soigner les patients des hôpitaux psychiatriques
▪ Nous soutenons le gel de l’augmentation des coûts des assurances de santé tant que les réserves de ces dernières n’auront pas atteint les limites fixées par la Confédération
▪ Nous voulons que la compétence de fixer les primes d’assurance maladie soit donnée au canton
▪ Nous considérons qu’il faut arrêter de limiter les prestations de l’assurance de base et qu’il est temps d’introduire les médecines complémentaires dans celle-ci
▪ Nous exigeons une répartition des droits à la santé plus équitable


EDUCATION ET CULTURE

Matière première ? Matière grise !

Neuchâtel, troisième canton exportateur de Suisse, est, plus encore que les autres, dépendant de son savoir-faire. Nos écoles, à tous les niveaux, se doivent de répondre aux attentes fortes de la société neuchâteloise en matière sociale (intégration des étrangers, des personnes en difficulté scolaire), culturelle (le rayonnement de notre canton en dépend), scientifique et économique.

L’appui à la scène culturelle neuchâteloise est nécessaire et cette dernière mérite toute notre attention. Un canton sans culture est un canton mort.

Une école attentive

Les écoles primaires et secondaires forment les citoyens de demain et les guideront vers leurs meilleures compétences. Un accompagnement efficace interdit des effectifs élevés et demande un taux d’encadrement optimal. L’apprentissage de la lecture, clef indispensable pour intégrer pleinement notre société, demeure un point crucial dans lequel l’Etat doit s’investir pleinement. L’orientation des élèves vers les formations dans lesquelles ils révéleront au mieux leurs compétences propres est primordiale : des institutions comme l’OROSP doivent être nettement améliorées. Enfin, si l’école veut jouer son rôle d’intégrateur social, il est indispensable que tous les milieux familiaux y soient représentés, ce que ne permettront jamais les écoles privées, réservées aux seuls nantis.

Des bourses pour l’égalité

Le constat est clair : plus on avance dans sa formation, plus les personnes économiquement fragiles se font rares. Pour pallier cet état de fait, un système de bourses d’études efficace doit être mis en place, dans tous les domaines de formation, afin de permettre à chacun-e de préparer au mieux son arrivée sur le marché du travail.

Des formations au service du canton

Notre canton a la chance d’accueillir plusieurs écoles offrant des formations supérieures de qualité, comme le CPLN, le CIFOM, l’Université, la HE-Arc. Ces écoles, parallèlement aux apprentissages, forment le lien indispensable entre les mondes de la formation et du travail. Le canton produit ses richesses grâce à elles et doit veiller à leur développement et au maintien de leur compétitivité. Les entreprises doivent être incitées à participer et à développer les places d’apprentissage et de stage.

Une culture attractive

La société a besoin d’une culture ambitieuse pour se sentir exister. Si Neuchâtel rayonne grâce à ses musées ou à ses théâtres, des lieux comme l’ABC, le Bikini Test ou la Case à Chocs restent trop souvent en marge des projets de l’Etat. La situation des cinémas n’est pas satisfaisante : les salles indépendantes (ABC, Colisée) manquent complètement de soutien et peinent à vivre face au monopole Epelbaum. Si Neuchâtel veut attirer de nouveaux habitants et améliorer son tissu socioéconomique, il ne pourra se passer d’un tissu culturel dense et attractif.

Positions     

En conséquence, les JSN plaident pour :

▪ Une école publique forte, avec un accent particulier sur l’apprentissage de la lecture
▪ La réorganisation de l’OROSP, afin qu’il réponde aux attentes des élèves et de leur famille
▪ La mise en place d’un système de bourses ambitieux, dont le canton tirera parti in fine
▪ Une compétitivité de la recherche accrue dans notre canton, se traduisant notamment par un soutien important à l’Université et à la HE-Arc
▪ Une politique culturelle équitable, aussi axée sur la culture « alternative »
▪ La fin du monopole Epelbaum qui plombe les cinémas neuchâtelois, chaux-de-fonniers et biennois


JUSTICE ET INSTITUTIONS

Une justice accessible à tous

Chacun et chacune d’entre a un jour été confronté de manière directe ou indirecte à la justice, pour avoir été victime ou auteur d’un acte répréhensible ou avoir connu quelqu’un qui le soit. Les juridictions étatiques permettent de trancher les problèmes juridiques au moyen de procédures diverses permettant aux particuliers d’obtenir la consécration de leurs droits privés.

Les droits des citoyens

Les JSN soutiennent que la justice doit être rendue de manière conforme à la bonne foi, sans arbitraire: les juges doivent se comporter de manière impartiale, et chaque citoyen possède le droit de voir sa cause traitée dans un délai raisonnable, sans que les coûts mis à sa charge ne lui soient insupportables. Dans certains cas, les personnes en proie à la justice peuvent recevoir une assistance judiciaire gratuite. Quant au droit d’être entendu, il reprend en son nom de nombreux autres droits, tels que celui de prendre connaissance du dossier, de s’exprimer (par écrit) sur les éléments pertinents, d’obtenir l’administration des preuves et une décision motivée.

Les handicaps du système - proéminence des coûts :

Cependant, les droits évoqués ci-dessus sont régulièrement violés et les non–juristes ne connaissent pas les différents moyens de protection dont ils peuvent se prévaloir. D’autre part, les délais raisonnables et la gratuité dont il est question dans l’ordre juridique et qui devraient profiter à la population (du moins en partie) sont mis à l’épreuve par l’absence dramatique de moyens financiers mis à la disposition de la justice. Les JSN remettent en cause cet état de fait.
Longueur des procédures

Les affaires civiles et administratives sont celles et qui touchent le plus notre quotidien. La surcharge d’affaires encombrant les fonctionnaires chargés de les résoudre ralentit forcément le rythme des interventions judiciaires, ce qui pose un problème évident pour les personnes en attente de décisions : outre les coûts élevés, s’accumulant au fil des mois, ce sont des attaques psychologiques qui affaiblissent les plus souvent les parties. Il est inquiétant, par exemple, que les couples souhaitant divorcer ne puissent oublier les instants difficiles de leur passé amoureux qu’au prix de longs mois d’attente et de dépenses absurdes, que de jeunes personnes soient jugées plusieurs mois après les infractions commises, et qu’ainsi les notions de justice et d’équité paraissent parfois inexistantes aux yeux de certains.

L’entrée en vigueur des nouveaux codes de procédure civile et pénale créera probablement de nouveaux besoins financiers et effectifs pour le pouvoir judiciaire qu’il faudra satisfaire.
Réforme du droit pénal

Par ailleurs, la réforme du code pénal, entrée en vigueur au premier janvier 2007, suscite de nombreuses critiques, fondées elles aussi sur le manque de moyens mis à disposition: les prisons sont sur–occupées et le Parlement a privilégié le sursis pour les nouveaux condamnés sous certaines conditions. Ainsi, il faut que la sanction prononcée soit une peine privative de liberté ou une peine accessoire, qu’elle ne dépasse pas 18 mois (mais le Tribunal fédéral exige que le juge qui inflige une privation de liberté n’étant pas d’une durée nettement supérieure à 18 mois, examine si une peine de 18 mois avec sursis ne serait pas envisageable).

De plus, le juge doit pouvoir émettre un pronostic favorable quant au comportement futur du condamné, qui ne doit avoir, dans les 5 ans précédent l’infraction, commis un crime ou un délit intentionnel et subi plus de trois mois de réclusion ou d’emprisonnement.

Autres méthodes de résolution des conflits

Il ne faut pas oublier que beaucoup de litiges se résolvent par l’arbitrage, la conciliation et la médiation et que ces méthodes sont à utiliser avant de chercher de l’aide parmi les différents tribunaux, car cela implique souvent de faire appel à un mandataire et entraînera inévitablement de longues et coûteuses procédures, sans compter les effets néfastes que cela engendre fréquemment sur le moral.

Positions

Les JSN souhaitent une amélioration notable de la justice aux niveaux suivants :

▪ rendre plus équitables les frais de justice et les dépens
▪ réduire le temps dédié aux procédures
▪ augmenter l’effectivité du personnel judiciaire
▪ favoriser autonomie (administrative et financière) des tribunaux judiciaires
▪ améliorer les conditions de détention (au besoin, construction de nouveaux centres)
Mis à jour le Mardi, 17 Mars 2009 13:55